C'est la question qui nous est posée presque tous les jours, et il n'existe pas de réponse unique. Le métrage dépend de la coupe, de la taille, de la laize du tissu et du sens du motif. Voici les repères que nous utilisons.
Partir de la laize, pas de la longueur
La laize, c'est la largeur du rouleau. Un tissu en cent quarante centimètres permet souvent de placer deux pièces côte à côte ; un tissu en quatre-vingt-dix centimètres impose de les placer l'une derrière l'autre, et le métrage grimpe d'un coup. À longueur de robe identique, l'écart peut dépasser deux mètres.
Des repères par silhouette
Pour une robe fourreau ou droite, en laize de cent quarante, comptez environ trois mètres pour le tissu extérieur, plus autant de doublure. Une coupe A-line demande à peu près un mètre de plus, à cause de l'évasement de la jupe.
Une robe princesse change complètement d'échelle : entre six et dix mètres selon l'ampleur, sans compter les couches de tulle. Une jupe coupée en biais, elle, consomme davantage que la même jupe coupée droit, parfois de moitié en plus.
Ajoutez toujours une marge
Prévoyez dix à quinze pour cent de plus que votre calcul. Cette marge sert aux essais de couture, aux ratés, à une pièce à recouper, et à une éventuelle retouche des années plus tard. C'est le meilleur investissement d'un projet couture.
Le motif change tout
Un tissu uni se coupe dans les deux sens. Une dentelle à bord festonné, un motif orienté ou un tissu à sens de brillance imposent de placer toutes les pièces dans la même direction. Selon le cas, ajoutez vingt à trente pour cent.
Achetez tout en une seule fois
C'est le conseil le plus important de cet article. Deux coupes d'un même tissu prises dans deux bains de teinture différents ne sont jamais exactement de la même nuance. L'écart est invisible sur le rouleau et flagrant sur la robe, une fois les deux pièces cousues côte à côte.
Si vous hésitez encore sur la coupe, prenez le métrage de l'hypothèse la plus gourmande. Il vaut mieux avoir deux mètres en trop que de découvrir, à mi-projet, que le bain n'existe plus.


